Théâtre  Espace Sourire    11 rue Commandant Joseph Perceval à Chambéry - Savoie

Qui était le Commandant Joseph Perceval (mon oncle) ?

Compagnon de la Libération


Mon père a voulu rendre hommage en faisant inscrire cette rue à son nom, en 1964, lors de sa création.

Joseph Perceval est né aux Marches en 1911. Après une bonne scolarité au Collège de la Villette, attiré par les récits d’aventures dont parlent les journaux à cette époque, il s’engage aux Zouaves au Maroc. Gravissant régulièrement les échelons militaires, il intègre l’école des sous-officiers de Saint-Maixent et en sort sous-lieutenant en septembre 1939, juste avant que ne débute la guerre.

Au cours de celle-ci, il va faire preuve, à la tête de son corps franc, de sa bravoure légendaire et réaliser quelques exploits dont celui de s’évader de l’Elysée alors qu’il avait été fait prisonnier. L’histoire de son corps franc est retracée dans le Mémorial de France.

Refusant la défaite, il se fait muter au Maroc et transférer en septembre 1941 au Nigéria pour pouvoir mettre en œuvre son projet de rejoindre la France Libre du Général de Gaulle et du Général Leclerc. C’est lors des combats de Tunisie, dans le Djebel Mélab, qu’il met en fuite, avec huit de ses camarades, une compagnie de l’Afrika Korps, et mérite de faire partie de l’élite, les Compagnons de la Libération, et d’être proposé au grade de Capitaine.

A la tête de la 2° compagnie du 1 RMT (Régiment de Marche du Tchad) au sein de la 2ème DB, il participe à la libération de la France en réalisant quelques exploits comme à Alençon ou encore à l’Ecole Militaire lors de la libération de Paris. Sa compagnie est choisie pour rendre les honneurs au Général de Gaulle à l’Arc de Triomphe le 26 aout 1944. Il poursuit la libération de la France en signant des exploits dans les Vosges et en Alsace jusqu’à Strasbourg et, avec tous ses camarades de combat, de tenir le serment de Koufra. Il termine la guerre au Berghof, le nid d’Hitler.

















Joseph Perceval à gauche de Leclerc sur le Berghof


Nommé Chef de Bataillon (Commandant), il se marie Aux Marches en 1945 et rejoint la Coloniale au Sénégal avant de partir, à la tête de son Régiment, servir en Indochine. Là encore, à la tête du 1er Bataillon Thaï, il engrange de nombreux succès avant de devoir faire face courageusement aux attaques ennemies, l’état-major se montrant incapable de gérer la situation. Pendant ce séjour, ses états de services exceptionnels et sa haute valeur morale s’imposent à tous. Il est reconnu comme étant un pacificateur de grande classe et proposé au grade de Lieutenant-Colonel, ce qui lui sera refusé étant donné son jeune âge (37 ans)!

De retour à la Coloniale, au Maroc, il a peu de temps pour profiter de sa famille car il est désigné pour servir de nouveau en Indochine, au Tonkin. Toujours en première ligne dans ce secteur difficile et dangereux de Phu Ly, ses qualités militaires incitent l’Etat-major à le conserver sur place pendant quatorze mois. En règle générale, étant donné les conditions éprouvantes, il aurait dû être muté au bout de huit mois ! C’est en faisant visiter les divers campements de son unité à son successeur qu’il tombe dans une embuscade en voulant s’enquérir si ses soldats avaient besoin de quelque chose. Mais il s’agissait de Vietminhs déguisés en soldats vietnamiens. Il laisse son épouse et quatre enfants. « A force de côtoyer le danger, on ne le voit plus » - Erwan Bergot.

« Il nous avait habitué à cette tranquille assurance qui le portait toujours au milieu du danger et il en revenait toujours plein de calme et de simplicité comme après une tâche simple aisément accomplie » - Colonel Chaigneau – Zone Sud Indochine – 19.09.1952

« A Madame Joseph Perceval, en souvenir d’une grande épreuve, en mémoire de son mari, le Commandant de Perceval, mon glorieux Compagnon » - Charles de Gaulle – 15.12.1954

André Perceval

fils du cmd Joseph Perceval

Président de  la Cie Cyranophile